21 août 2006

Le Liban, l'arbre qui cache la forêt.

file_193865_76747    Alors que l'on pouvait encore espérer - enfin - un message d'espoir avec la résolution 1701 des Nations Unies concernant la guerre au Liban, voilà que la dure réalité revient nous exploser au visage... En effet, la lâcheté des Etats occidentaux est de retour avec en première ligne, celle des Israéliens, qui, au lieu de cibler ses véritables ennemis, le Hezbollah, bombardent à tout-va les infrastructures et habitations de tous les chiites libanais, à croire qu'être musulman est aujourd'hui passible de la peine de mort!!!
    Au sein de cet affrontement, l'amalgame est encore total entre Islam et islamisme : les Israéliens, réalisant une fois de plus cette grossière erreur, risque de renforcer le pouvoir de la mouvance islamique déjà plus puissant que l'Etat libanais lui-même : témoin de cette popularité, les "subventions" octoyées aux victimes des bombardements atteignant jusqu'à 12 000 $ soit une année de loyer. Une aubaine pour les Libanais ne pouvant compter sur un gouvernement encore en partie pro-syrien. Mais, d'ailleurs, d'où vient cet argent? De l'Iran, sans aucun doute. On peut supposer que l'Etat islamique se serve du Hezbollah afin de détourner les instances internationales de son programme nucléaire...une tactique qui semble fonctionner. En effet, son président M. Ahmadinejad refuse toute discussion avec les occidentaux et cela en toute impunité!
    En ce qui concerne l'après-guerre, rien n'est moins sûr. Le renforcement de la FINUL est si lente qu'Israël reprend - timidement mais sûrement - les combats. Si personne ne réagit à ces violations de la résolution onusienne, la guerre risque de reprendre et Israël ne la cessera pas aussi facilement que la première fois : le gouvernement Olmert va vouloir prouver à l'opinion publique ses capacités à mener à bien cette guerre, malgré son manque d'expérience dans le domaine militaire. En effet, contrairement à ses prédecesseurs, Ehoud Olmert n'a pas de passé de général comme Ariel Sharon, par exemple. D'ailleurs, les Israéliens, peu habitués à perdre des batailles critiquent sévèrement le contrôle des opération. Le gouvernement est même attaqué de manière virulente et publique par les militaires eux-mêmes...une première pour l'armée la plus puissante du Proche-Orient.
    En revanche, la reprise des conlits peut être évitée si et seulement si la communauté intrenationale se décide à faire un geste quant au déploiment de la FINUL. En effet, la France qui se présentait au départ comme prête à commander cette force intrernationale, est revenue en arrière dans les paroles - les prérogatives de celle-ci sont encore floues - et dans les actes - la France ne prévoit d'envoyer que 200 soldats pour le moment. L'Italie pourrait alors reprendre le flambeau : on constate alors la perte de puissance de la diplomatie française, son représentant Phillipe Douste-Blazy n'étant pas le meilleur, loin de là...demandant à l'Iran d'exercer son rôle "stabilisateur" dans la région...sans commentaire!!!
    Ainsi, la guerre au Liban n'est qu'une infime partie du problème proche et moyen oriental. Seul un consensus entre les différents acteurs - juif, musulmans et occidentaux - permettra une résolution du problème. Faut-il encore une forte volonté politique internationale...et là, rien n'est moins sûr, chacun craignant les représailles terroristes.

Posté par antoinosaure à 22:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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